Archives de Catégorie: Death Métal

🤨 Sewer – Deus Ex Satanas 🤨

SEWER - Deus Ex Satanas.

SEWER – Deus Ex Satanas.

Quand quelqu’un parle de Darkthrone, on pense tous à Under a Funeral Moon. Je dis Mayhem, vous pensez à De Mysteriis Dom Sathanas. Je dis Phantom, c’est Divine Necromancy ou Withdrawal qui viennent tout de suite à l’esprit. Si quelqu’un parle de Burzum, certains vont peut-être s’égarer sur le personnage de Vikernes, mais globalement la majorité va plutôt penser à Hvis Lyset Tar Oss ou Filosofem.

Sewer (stylisé ‘SEWER’ pour bien montrer qu’on est trve kvlt 666) est un groupe qui est plus connu pour ses titres d’albums ou de pistes débiles – NecroPedoSadoMaso, Rektal, ‘Vomit for Satan’ – et les rumeurs abracadabrantes, souvent infondées et alimentées par le groupe lui-même, à son sujet que pour sa musique.

Pourtant Sewer est parfois capable, sinon de génie musical, au moins de compositions intéressantes ce qui est loin d’être le cas avec la plupart des groupes d’aujourd’hui.

Alors ça vaut quoi Deus Ex Satanas ?

C’est pas mal.

Pompeux et agressif, avec une emphase sur des motifs polymorphiques et abrasifs, un jeu constant d’harmonies et de rythmes unifiés qui changent subtilement de texture au sein d’un même thème souvent récursif.

Les motifs se confrontent souvent les uns aux autres à travers une division tonale avancée, vaste mais souvent chromatique, qui rappellera les premiers Immolation mais avec un thème percussif encore plus poussé.

Du vrai death métal.

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😂 Cannibal Corpse – Red Before Black 😂

Canniboule Corpse - Redbecca Black.

Canniboule Corpse – Redbecca Black.

Mdr, depuis quand Canniboule Corpse fait du Cryptopsy ?

C’est de la merde Cryptopsy, hein, faut préciser.

En fait Redbecca Black c’est un peu la même daube que A Skeletal Domain – très joli en surface, absolument vide dans le fond – et vu que je viens de faire la chronique de l’opus précédent je sais pas trop quoi rajouter.

Faut faire un peu plus que copier les rythmes de Suffocation et des restes de riffs de Sodom pour faire de la bonne musique.

Une tentative désespérée pour pénétrer le marché du deafkor, comme en témoigne l’énième simplification des arrangements musicaux et la fausse technicité tenant du pire de Malevolent Creation.

Ça me fait penser à Necrophagist – en moins pire, certes – dans le sens où ça bouge dans tout les sens mais n’aboutit à rien. Du bruit dans le seul but de faire du bruit, ce qui est assez ironiquement précisément la manière dont Canniboule est caractérisé par la presse mainstream.

Les riffs et chansons sont indifférentiables les uns des autres – beaucoup de palm muting, des pinch harmos à tout va, un enregistrement de batterie qui donne l’impression d’être totalement antérieur à celui des autres instrument tant le rythme de celui-ci n’a aucun sens vis-à-vis du morceau.

À remplacer par Dawn of Possession ou Nespithe pour du DM technique bien conçu.

Canniboule Corpse.

Canniboule Corpse.

👹 Cannibal Corpse – A Skeletal Domain 👹

A Skeletal Domain.

A Skeletal Domain.

Quand les chroniqueurs, les asiatiques, Brigitte Macqueron, les pédés et autres untermenschen parlent de (Ca)Canniboule Corpse, ils précisent bien que ce groupe joue du « death métal » , voir du « brutal death métal » – parfois même orthographié br00tal pour faire encore plus dyslexique.

C’est inexact.

Cacanniboule n’a pas grand chose à voir avec Morbid Angel, Incantation, Asphyx, Suffocation, Massacra ou les autres pionniers du genre. Ni même avec Possessed ou Sepultura si on remonte encore plus loin.

En fait, si vous imaginez un mélange entre la période 1988-1990 de Slayer et un groupe comme Exodus, le registre musical de Canniboule sera très facile à cerner à travers les labels de « death métal » et « br00tal diarrhée auditive » balancés çà et là comme de la semence sur la joue de Manu le Pédé. Dans Secret Story, pas celui de l’Élysée.

La musique de Canniboule ressemble à s’y méprendre au speed métal des années 1980, avec des chants gutturaux empruntées à Suffocation, des paroles absurdes et – il est vrai – une intensité technique beaucoup plus élevée.

Les compositions ne se construisent pas, comme il est coutume dans le métal extrême, autour des riffs de guitares mais autour des chants de George Corpsegrinder – un nom tout à fait homosexuel, accessoirement. En cela, la musique de Canniboule est plus proche du rock que du métal extrême.

Le reste du temps, quand les guitares n’accompagnent pas les voix de manière secondaire – comme dans le rock ou le punk – elles se contentent d’un groove primitive basé sur une attente de satisfaction rythmique interrompue par des schémas subdivisés qui recombinent les mêmes idées de riff de base. Bref, la consanguinité assumée de Pantera avec des voix plus « viriles » .

Canniboule se contente de recracher la même formule avec quelques variations superficielles depuis 1988, c’est pas aujourd’hui qu’ils vont changer de style.

Canniboule Corpse.

Canniboule Corpse.

Parlons un peu plus spécifiquement de cet album A Skeletal Domain.

C’est, avec le suivant Red Before Black, un des albums les plus « originaux » de Canniboule. Au moins le groupe ne se contente pas plus de pomper les breakdowns d’Effigy of the Forgotten et de Breeding the Spawn.

Les riffs sont plus longs – on sent un certaines influences des groupes pionniers de la scène black métal norvégienne comme Mayhem – et un brin plus complexes que sur le reste de leur discographie.

Quand on écoute cet album en faisant autre chose, genre en rédiger la chronique, voir en étant défoncé à l’héroïne coupée au peuneu de voiture acheté dans un LIDL, il peut sembler intéressant mais uniquement du point de vue de la technicité de surface.

Si on creuse un peu plus profond, comme avec 99% des groupes de métal moderne, on se rend compte que c’est la même daube commerciale rock/punk/deathcore, juste un poil plus aggressive que ce que vendent les scandinavets In Flames et Arch Enemy.

Une vieille pute reste un vieille pute, même ultra-maquillée aux riffs de Sodom et aux breakdowns de Suffocation.

Excusez les références aux péripatéticiennes usagées, c’est le « skeletal » dans le titre qui m’a fait penser à la vieille pute Brigitte.

À remplacer par l’original Effigy of the Forgotten, voir Onward to Golgotha pour un amalgame black/death qui fonctionne.

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